dimanche 19 février 2012
Point de vue de la Société Civile Camerounaise
L’accord
de partenariat volontaire sur l’application des règlementations forestières, la
gouvernance et les échanges commerciaux de bois et des produits dérivés du bois
(APV-FLEGT) a été signé entre la
République du Cameroun et l’Union européenne le 06 octobre
2010 à Bruxelles, puis ratifié par la loi 2011/238 du 09 août 2011.
La
phase préparatoire à la mise en œuvre de l’APV-FLEGT, d’une durée de 03 ans, à
démarrée dès la signature de l’accord, et la première phase opérationnelle
débutera en 2013 pour une durée de 5 ans. Un calendrier de mise en œuvre
intégrant la phase préparatoire et de la phase opérationnelle avait été adopté
par les deux parties et intégré en Annexe IX de l’APV-FLEGT. Les principales
activités prévues durant la phase préparatoire étaient :
•
La mise en place
du conseil, du comité conjoint de suivi (CCS) et du comité national de suivi
(CNS) de l’accord ;
•
L’organisation de
la structure centrale et des structures périphériques (Douala et Kribi) ;
•
La mise en place
du système de traçabilité des bois et du système de vérification de la
légalité des bois, préalables à l’émission des autorisations FLEGT;
•
La réforme du
cadre juridique ;
•
Le renforcement
des capacités ;
•
L’élaboration des
procédures de contrôle et de vérification de la légalité.
En
amorçant l’année 2012, un constat peut être fait : Le Cameroun accuse un
important retard dans sa préparation à la mise en œuvre de l’accord. Beaucoup
d’activités restent à réaliser et des décisions importantes doivent être
prises. L’entrée en vigueur le 03 mars 2013 du Règlement 995/2010 de l’Union
européenne sur le bois (RBUE) est particulièrement Préoccupant.
Ainsi,
le 02 au 03 février 2012, à l’hôtel AZUR de Yaoundé un atelier d’analyse de l’état
d’avancement de la mise en œuvre du processus ’APV/FLEGT a été organisé, les objectifs
de l’atelier étaient :
•
De faire le point
et se prononcer sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de l’APV-FLEGT au
Cameroun ;
•
D’attirer
l’attention des décideurs sur les défis et urgences liés à la mise en œuvre de
l’APV-FLEGT au regard de l’échéance du 03 mars 2013
Constats
Au
cours de cet atelier, les participants ont constaté avec amertume le retard accusé
dans la mise en œuvre des activités prévues et pensent qu’en état actuel des
choses :
1.Le cadre juridique (forestier, foncier, travail……) qui
pour nous société civile devrait être un préalable pour la délivrance des
autorisations FLEGT n’est pas encore amélioré ;
2.Les seuils de performance acceptable pour le
cadre juridique amélioré n’ont pas été prévus et ne sont pas par conséquent
définis;
3.Les campagnes de sensibilisation ne sont pas accentuées
sur le terrain
4.Il manque une réelle collaboration entre les
différentes administrations concernées (clarifier les rôles et responsabilités)
;
5.Le système de vérification de la légalité n’est pas
encore opérationnel ;
6.Les organes de mise en œuvre et du suivi (conseil conjoint
de mise en œuvre, comité conjoint de suivi et comité national de suivi) ne sont
pas encore mises en place ;
7.Les OSCs ne sont effectivement impliquées par l’État dans
le processus de mise en œuvre de l’accord ;
8.Il n’existe pas de cadre juridique formalisant
l’implication des OSC dans les débats à tous les niveaux décisionnels et leurs
interventions sur le terrain.
Conclusion
Au
vu de ces éléments de constat, les participants estiment que la date butoir du
3 Mars 2013 ne sera pas respecté, et il est judicieux que l’UE pense
sincèrement à la reporter, et que le Cameroun pour sa part s’attèle à recadrer
son travail en tenant compte des impératifs mentionnés ci-dessus tout en négociant un avenant.
Ma Nouvelle Structure, mon challenge
La CAFT est située dans l'arrondissement de Ngoyla, dans la partie est du Cameroun. La population de l'arrondissement appartient aux groupes ethniques Ndjyiem (Bantou) et Baka.
La coopérative réunit neuf villages, lesquels ont tous accédé à la reconnaissance d'une foret communautaire, et obtenu des concessions d'usage sur des espaces boisés entre 550 et 3500 ha. Une fois ces démarches accomplies, les neuf villages décident de se structurer dans une coopérative, dans le but de faciliter et mettre en commun les efforts d'organisation et de promotion d'activités diverses, avec l'appui d'autres réseaux et organisations, comme l'Observatoire des communautés Baka et Bantou, l' OCBB, qui a d'ailleurs joué un rôle fondamentale dans le processus de création de la CAFT.
Source : P. A., Pa'ha, Case study of the agroforestry cooperative, 2006
Histoire :
La CAFT nait en 2001, sous l'impulsion de l'OCBB, une organisation déjà existante dans la région et intéressée depuis 1998 à la question de la foresterie communautaire ; une campagne de sensibilisation à la gestion forestière par les communautés avait été organisée par l'OCBB avec l'appui du WWF et de la coopération néerlandaise, campagne qui avait été suivie par la création de 20 associations de foresterie communautaire, correspondantes à 40.000 ha de foret.
L'idée de réunir les différentes forets communautaires dans une coopérative se développe à partir de plusieurs considérations:
les populations locales disposent de ressources extraordinaires, mais elles ne savent pas comment les exploiter, les transformer. Le couvert forestier de la région de Ngoyla est en effet très riche, ayant été peu intéressé par l'exploitation commerciale
les forets communautaires ne sont pas capables, individuellement, de mettre en place un type de gestion, comme celle nécessaire à l'exploitation des ressources forestières, qui demande un niveau élevé de compétences de type entrepreneurial et techniques, ainsi que d'importants capitaux initiaux nécessaires à l'investissement, dont elles ne disposent pas.
Il n'existent pas des dispositifs institutionnels d'accompagnement pour les forets communautaires; en particulier l'accès aux financements qui seraient nécessaires aux investissements est possible seulement par le biais de la possession d'un titre foncier.
Au même temps il est fait constat que les forets communautaires font face à des défis communs, qui pourraient être mieux résolus collectivement. La création de la coopérative veut répondre à ces difficultés et, par le biais de l'organisation collective, créer un dispositif d'accompagnement initiale des organisations villageoises et d'accès aux financements nécessaires au démarrage de l'exploitation. Pendant les premières trois années sont mises en place des activités d'encadrement des communautés et réalisées des analyses stratégiques des compétences et des ressources dont disposent les communautés.
En 2006 est réalisé, avec l'appui de l'OCBB et un financement de l'IUCN, un inventaire multi-ressources sur 1800 ha de foret, qui permet d'attester la diversité des ressources qui peuvent être mises en valeur. Cela permet en 2008 d'obtenir un accord de gestion concernant ces 18000 ha, signé au nom des neuf communautés qui forment la coopérative.
Les objectifs de la CAFT
La coopérative nait dans le but d'appuyer les forets communautaires dans leur organisation et la mise en place d'activités de type entrepreneurial. Des différents centres d'activités sont envisagés : l'exploitation des ressources ligneuses, la production de cacao, la valorisation des PFNL et l'eco-tourisme.
La CAFT se propose d'intervenir dans ce but à travers:
la fourniture aux organisations communautaires des ressources financières et techniques, ainsi que des compétences nécessaires au développement de différentes démarches concernant la foresterie communautaire,
le développement d'un système de commercialisation commun, au travers duquel accéder aux marchés nationaux et internationaux, autrement très excluant vis-à-vis des petits producteurs communautaires
la défense des objectifs communs auprès des instances gouvernementales et des autres acteurs externes
la promotion d'un modèle de gestion durable des ressources forestière par le développement de foresterie et la promotion d'activités de reboisement
À l'heure actuelle aucune des neufs forets communautaires n'est pas en activité; les activités d'exploitation des ressources ligneuses demeurent difficiles à mettre en place, bien que les forets communautaires disposent de tous les papiers nécessaires, à cause des investissements trop élevés qui sont nécessaires.
La CAFT a fait le choix durant les derniers années, de se tourner envers la mise en valeur d'autres ressources et de différentes formes d'utilisation des produits forestiers. L'idée mise en avant est celle de la promotion d'activités d' « exploitation artisanale » dans les forets communautaires, pour la réalisation d'objets d'art et d'artisanat, qui permettent d'utiliser les PFNL, et les déchets de l'activité forestière.
Ces activés permettent de valoriser les connaissances locales liées à l'utilisation des PFNL, en particulier les plantes médicinale avec la pharmacopée traditionnelle. La CAFT se propose d'aider le développement de nouvelles activités entrepreneuriales dans les communautés, liées à l'utilisation de ces ressources, à travers la définition des produits, la recherche de financement et l'obtention d'une certification spécifique pour ce type de produits. La démarche de certification met en avant la durabilité des activités proposées par rapport à l'activité forestière et le fait d'impliquer des femmes et des groupes marginalisés. L'obtention de la certification pour des activités relatives à la foresterie communautaire s'avère cependant compliquée, du fait du manque de mécanismes prévus et des lignes de financement et des projets spécifiques à la gestion des forets par les communautés ; les mécanismes existantes, comme le FLEGHT et le FSC, ne considérés inadaptés à la mise en valeur des formes de gestion communautaires.
Structuration de la coopérative
Les neuf forets communautaires sont membres de la CAFT et établissent avec elle un contrat de collaboration qui définit droits et obligations respectives.
La CAFT est structurée par une assemblée générale et un conseil d'administration, composé par les représentants de neuf forets communautaires. Le conseil d'administration est supervisé par un comité de contrôle, qui élit l'unité de direction générale de la coopérative.
Réflexion sur les résultats obtenus par le processus organisationnel de la CAFT
La gestion des forets communautaires est encore à un stade embryonnaire et le démarrage des activités est encore lent. Cependant les avancées connues par la CAFT dans le processus organisationnel qui a amené à la création de la coopérative et à la promotion d'activités collectives est représentatif d'un mouvement important, en termes de consolidation des approches communautaires de la gestion des ressources communes.
La CAFT vise à aller au delà du modèle de développement qui se base sur une gestion des ressources forestières centré essentiellement sur l'exploitation des ressources ligneuses, à travers la promotion et valorisation des activités et des pratiques traditionnelles propres soit aux groupes Bantou que Baka, qui seraient autrement ignorées.
La coopérative peut déjà vanter, dans les premiers années d'activité, la création de ... emplois; elle envisage que les nombreuses activités réalisables autour des forets communautaires permettraient la création d'un nombre élevé d'emplois dans la région, tant permanent que saisonniers. Les revenus dérivés de l'activité forestière et de l'utilisation des PFNL serviront en partie à la promotion d'activités nouvelles, de même que à la construction d'infrastructures d'utilité sociale et au renforcement des capacités locales. L'objectif de la coopérative est également celui d'améliorer la production agricole de la région et d'investir dans cette activité dans le but d'assurer la sécurité alimentaire de la région.
Pour atteindre ces buts, une condition qui se pose comme nécessaire pour le bon fonctionnement d'un tel projet est l'amélioration de la gouvernance tant au sein des organisations de gestion de la foresterie communautaire, que des structurations de celles-ci dans la coopérative. Il s'agit en effet de la création de nouvelles formes de gouvernance des ressources, par des nouveaux acteurs et selon des mécanismes nouveaux ; cela demande des efforts en termes de transparence et partage de l'information avec l'ensemble de la population, afin de construire des logiques de fonctionnement nouvelles qui trouvent l'accord du nombre le plus large d'acteurs.
Synthèse des activités réalisées en 2011
Dans cette optique, un programme de formation a été implémentée dans les villes de Lomié et Messok situées dans le Département du Haut-Nyong et la Région de l'Est-Cameroun. Soixante quinze (75) jeunes et adultes ont reçu des formations dans la maîtrise de l'écriture et de la lecture de la langue nzime. Les participants formés constituent une ressource humaine capable de pouvoir assurer la perennité de l'alphabétisation. Des sessions de formation pour les premiers pas à l'informatique ont été organisées conjointement à Lomié et à Messok. Quatre campagnes de masse d'alphabétisation ont été également organisées pour permettre à certains membres des communautés de s'initier à la l'écriture et à la lecture. Et dans le souci de promouvoir l'éducation de la petite enfance, quatre centres préscolaires pilotes ont vu le jours dans les villages de: Eschiambor, Kongo, Zoulabot 1 et Mpane Kobera. Au total cent trente et cinq enfants fréquentent dans ces centres. Ils sont encadrés par des enseignantes bénévoles choisies par la communauté et formées par l'Inspection d'arrondisseement de l'éducation de base de Lomié. Pour l'heure, le consultant et conseiller permanent d'alphabétisation qui mettait son expertise à la disposition de la communauté ne reçoit plus le soutient financier de la SIL Cameroun. Cela pourra créer dans les jours à venir, une baisse d'activité. Le présylabaire qui était dans sa phase d'élaboration va connaître un arrêt. En effet, ce document devrait être utilisé dans les centres préscolaires pour permettre aux enfants d'utiliser leur langue maternelle à l'école comme outil de communication. Ce problème est fondamentale parcequ'il est la solution des nombreux redoublements aux niveaux 1 et 2 du cycle primaire au Cameroun.
jeudi 10 mars 2011
Demande d'aide pour le soutien de l'impression de Genèse
mercredi 30 juin 2010
La REDD (Réduction des émissions de déforestation et de dégradation
Comme nous le savons, le changement climatique n' épargne personne dans le monde. La vie de la planète en dépend.
mardi 9 mars 2010
Inculturation
Vous pouvez encourager cette ministère en envoyant votre soutien tel qu'il soit dans cette adresse : medjomedard@yahoo.fr ou bien appeler au numéro de téléphone : +237 96333826/+237 74172023. Que Dieu vous bénisse.
dimanche 30 août 2009
Voyage retour pour le Cameroun
Je remets tout ce voyage entre la main de Dieu qui conduit son peuple. Ce retour constitue une nouvelle mission qui va s'articuler sur plusieurs aspects. Ma mission au Burkina Faso est terminée. Je rends grâce à Dieu pour tous ces bienfaits. Qu' il comble ce pays qui a accueilli ses serviteurs, de son Esprit de Paix et d'unité.
samedi 22 août 2009
Alphabétisation et développement-Comment préparer les beignets de manioc ?
jeudi 20 août 2009
Tatchum Gideon, Formateur TPA-Ouagadougou
Zanga, Formateur TPA-Ouagadougou
Madame Konfe Béatrice, Formatrice TPA-Ouagadougou
Remerciements
dimanche 16 août 2009
Priez pour le repos de l'âme de Steve Rehn
La formation sur la théorie et la pratique d'alphabétisation de Ouagadougou

La traduction de l'Ancien Testament
mardi 4 août 2009
Rapport de synthèse d'alphabétisation 2009
ASTRADHE (Association pour la Traduction, l’Alphabétisation
Et le Développement Holistique de l’Être Humain)
medjomedard@yahoo.fr/ brigitteanziom@yahoo.fr
Rapport de synthèse des activités du programme koonzime pour l’année 2009
Introduction
Ce rapport que je présente s’articule au tour des principales activités qui ont marqué l’année 2009.
Il s’agit des activités suivantes:
-L’alphabétisation
-La production de la littérature en langue nzime
-La vente des publications
-Les défis
I/ L’alphabétisation
Dans le cadre de l’alphabétisation, nous utilisons la méthode multistratégies. Au total, nous avons alphabétisé 842 personnes dont l’âge varit entre 3 et 60 ans. Pour le faire, nous avons utilisé 4 approches différentes :
Ø L’alphabétisation des enfants avec la mise en place des boîtes à image dans l’optique d’amener les plus petits de reconnaître les symboles et certains mots de la langue koonzime. Au total six familles bénéficient de ce programme. Les parents et les enfants ont trouvé un moyen efficace pour distraire les enfants et pour les habituer à manipuler la langue maternelle pendant les vacances. Au total 50 enfants bénéficient de ce programme. Plusieurs familles demandent l’extension du programme. Nous sommes butés au manque du matériel. Ce jeu didacticiel a été fabriqué à base des documents résidus tel que le pré syllabaire élaboré avec l’écriture standard. Nous avons jugé utile de transformer ce matériel qui ne servait plus à rien à un outil utile pour l’alphabétisation des enfants. L’âge des enfants varie entre 12 et 3 ans. Chaque groupe d’enfants est suivi par un animateur formé qui maîtrise la lecture et l’écriture de la langue ainsi que la pédagogie. Avant de créer un groupe, je prends soin de former l’animateur qui aura la responsabilité de guider les enfants dans la pratique du jeu.
Ø L’alphabétisation des jeunes des lycées, collèges, université et ONG, se déroule pendant les vacances qui constituent un moment opportun pour les former. Au cours de cette année 2009, cette approche a été expérimentée avec la participation de 28 apprenants dont le niveau scolaire variait entre la classe de 5ème de l’enseignement secondaire et la classe de Terminale. A mon avis, il est important que cela devienne une tradition pendant les vacances. Les jeunes ont démontré leur motivation. Dans la formulation des attentes, il ressort en général que, ces jeunes veulent apprendre à écrire et à lire la langue koonzime, pour mieux la parler, pour aider les autres à apprendre, pour la défendre sur le plan national et international et pour la protéger. Au terme de l’atelier de formation, les jeunes ont produit des écrits, l’enregistrement du livre de Kande en langue koonzime, trois grands livres shell (l’histoire de la chèvre, l’histoire de la grenouille et l’histoire de l’enfant prodigue) et de nombreux dessins. Chose curieuse, certains jeunes sont revenus me rencontrer pour approfondir leur connaissance. Je rappelle que les participants quittaient des villages, Mintom et Pohempoum situés à 8km et ouvraient le bureau le matin à 7h avec moi. Cela démontre le degré de conscience exprimé par les jeunes par rapport à leurs parents dont l’éveil vient un peu tardivement. Cette formmation était associée à la formatiion informatique sur les techniques de saisie, d'enregistrment et d'utilisation du clavier africain.
Ø L’ alphabétisation des chrétiens s’est déroulée au sein des associations chrétiennes pendant la tenue de leurs rencontres, avec l’association des femmes catholiques. Au total 30 femmes ont appris à lire le Nouveau Testament en langue koonzime. L’approche globale consistait à intégrer dans les programmes de réunions ordinaires des associations des temps de passage pour apprendre à lire la Bible en langue koonzime et à l’utiliser. Au cours de cette année, 15 cours d’alphabétisation ont été réalisés avec la participation de 600 chrétiens. La formation des catéchistes du Consistoire Maranatha a constitué un volet très important dans la formation des responsables dans l’utilisation des saintes Écritures en langue maternelle. 47 élèves catéchistes ont pris part à cette formation d’un niveau appréciable. Je rappelle en passant que cette école des catéchiste a vu le jour grâce au partenariat entre l’ASTRADHE et le Consistoire Maranatha.
Ø L’alphabétisation de proximité est une stratégie qui a consisté à aider les visiteurs à apprendre à lire et à écrire la langue nzime. Pour commencer, nous imprimons une série de livres, de jeu de mot, de brochures, de dépliants et affiches qui constituent un leur pour ces visiteurs. Les affiches sont sur les murs du bureau, tan disque les livres sont déposés sur les tables de la salle de réunion. Lorsque le visiteur arrive, il prend place et quelqu’un se charge de lui remettre un matériel de lecture en lui donnant certaines informations sur le contenu de la publication. Cette stratégie a permis d’alphabétiser 87 personnes de différents âges. Après le premier contact, ces mêmes personnes trouvent en suite un temps libre important pour revenir au bureau apprendre à lire et à écrire leur langue.
II. La production de la littérature en langue nzime
Pour le compte de l’année 2009, les livres suivants ont été élaborés :
1-Manuel de transition sous forme maquête finie
2-Nouveau Testament révisé sous forme de maquette finie
3-Traduction du livre de la Genèse (chapitres 1-25)
4-Le livre des proverbes tome1 dont la maquête est finie
5-Le jeu des mots cachés déjà publié
6-Le livre des cantiques première édition publliée
7-Le livre des contes tome1 sous forme de maquête finie
8-Le livre de cuisine tome1 sous forme de maquête finie
9-Le matériel sur la lutte contre le VIH/SIDA (manuel du facilitateur et le livre de l’apprenant) dont la révision est terminée mais non publlié
10-Le livre des histoires bibliques dont la maquête est finie mais non publié
11-Le manuel sur la culture du bananier plantain et la multiplication des rejets en élaboration
12-La brochure sur l’élevage des aulacodes dont la maquête est finie
13-La bochure sur la lutte contre le VIH/SIDA dont la maquête est finie mais non publié
14-Le livre de célébration sans prêtre, publié en 35 exemplaires par la paroisse de Messok
15-histoires nzime dont la maquête est prête
16-L'histoire des juifs aux temps anciens dont la maquête est prête mais non publié
17-la femme analphabète dont la maquête est prête, mais non publié
18-le chemin de croix dont la maquête est prête mais non publié
19-les thèmes et références de la Bible de la Bible dont la maquête est prête
20-l’histoire de Pâque dont la maquête est prête mais non publié
21- la parabole de l’enfant prodigue dont la maquête est prête mais non publié
22-la parabole du bon samaritain dont la maquête est prête mais non publié
23- le catéchisme chrétien dont la maquête est prête mais non publié
24-le calendrier en langue koonzime 2009 déjà publié
25-le lexique dont la maquête est en cours de révision
Total des publications pour 2009 : 25(vingt et cinq)
Nous recherchons des financements supplémentaires pour imprimer cette littérature.
PRESENTATION DE LA CHAINE DE VALEUR DU LIVRE KANDE
a/ L’élaboration (Très bon)
Elle s’est déroulée avec la participation de la communauté nzime par le biais de certains de trois membres de l’ASTRADHE qui ont pris part à l’atelier de production du matériel sur le VIH/SIDA à Yaoundé. Cela s’est déroulé dans de très bonnes conditions. Cependant, je signale que, ce livre a constitué comme un document d’expérimentation dans le processus de révision de l’orthographe koonzime. La communauté linguistique a participé à la base au niveau de la révision. Des échantillons de la populations ont été ciblés pour réviser le livre. L’élaboration a occupé pratiquement trois mois. Je pense qu’il valait la peine pour ne pas glisser des erreurs de sens dans le livre.
b/ La production (Très bon)
Elle s’est déroulée à Yaoundé avec le financement de la SIL Cameroun qui a publié le manuel en deux exemplaires différentes : Le livre de l’apprenant d’une part et le livre du facilitateur de l’autre. Le livre de l’apprenant était publié en 300 exemplaires et le livre du facilitateur en 50 exemplaires. Les deux documents ont été publié en format A5. Cela s’est bien déroulé.
c/ Le transport et la transmission (Très bon)
Le transport du livre s’est fait avec le soutien financier du couple BEAVON qui a pris toutes les dispositions nécessaires pour acheminer le livre à Lomié. Je rappelle que le plus souvent il est très difficile d’expédier les colis à Lomié. Mais par la grâce de Dieu l’ASTRADHE a reçu le stock des livres dans de bonnes conditions.
d/ La formation des animateurs pour la sensibilisation (Nul)
Cette activité n’a pas été mis en œuvre du fait du manque de financement. J’ai voulu au départ solliciter la contribution de l’Église qui m’a répondu par la négative. J’ai également sollicité la contribution des Mairies de Lomié et de Messok. Jusqu’à ce jour, je n’ai que reçu des accords de principe. Et nous savons que, plus le temps passe, plus la pandémie décime les populations vulnérables. Les décès se succèdent dans la zone de Lomié. Le taux de séroprévalence dépasse le niveau national qui est de 5%. Actuellement Lomié avoisine les 8% selon les données du service de District de santé de Lomié qui couvre les unités administrative de Lomié, Messok et Ngoyla. Jusqu’au jour d’ɑujourd’hui la formation n’a pas eu lieu. Je suis cependant que Dieu viendra au secours de son peuple par le biais de ses serviteurs généreux.
e/ La distribution (Médiocre)
Ce maillon de la chaîne a connu beaucoup de difficulté et de problème. Au départ, le coût de la vente du livre était fixé à 500 frs l’exemplaire. Les livres devaient en principe être vendu par les animateurs lors de leur séance d’éducation et de sensibilisation. Par le manque d’animateur, j’avais d’abord décidé conserver les stocks sans utiliser dans l’optique de ne pas manquer à l’objectif ciblé par cette publication qui est d’amener les membres de la communauté à changer de comportement et à tourner le dos aux pratiques à risque. Et compte tenu du fait que, les animateurs n’ont pas été formé, j’ai adopté la stratégie de distribution libre qui consistait de proposer le document aux gens qui voulaient l’utiliser pour la distribution. Même pour distribuer cela n’a pas été aisé. Les gens me posaient souvent cette question : « Qu’est-ce que ce conte va me rapporté ? C’est la vie d’une personne. L’histoire de la vie d’une personne de me dit absolument rien. »Je leur répondais : « A partir de l’histoire de la vie d’une personne vous pouvez tirer beaucoup de leçons. C’est à partir de la vie de Jésus que nous tirons la leçon de fuir le péché et de combattre le mal. » En bref il fallait passer beaucoup de temps pour susciter la motivation de la personne ciblée afin de l’amener à s’intéresser au livre. La dernière approche a consisté à distribuer aux jeunes lors des réunions de l’église et lors de l’atelier de formation sur la pratique de l’écriture et de la lecture. C’est la seule fois où j’ai pu tenir une conférence débat avec les jeunes dans la base de la lecture de ce livre. Et nous avons aussi pu réalisé l’enregistrement audio du livre de kandé avec ces jeunes. Nous nous sommes donnés rendez-vous pour enregistrer la chanson qui devra accompagner le film audio du livre de kandé. A mon avis je pense que cela permettra à plus d’une personne de suivre et de mesurer les dégâts causés par le VIH/SIDA. Jusqu’ au jour d’ aujourd’hui, il reste seulement 15 exemplaires en stock.
f/ Les besoins en formation (Très important et nécessaire)
Il est nécessaire qu’une formation très pratique soit envisagée pour améliorer cette activité qui connaît des difficultés à différents niveaux. Les programmes qui entrent dans la chaîne d’élaboration des livres ne sont pas maîtrisés par l’ensemble de l’équipe, qui utilise tout simple le don gratuit de Dieu pour arriver à faire quelque chose. La seule personne qui a une certaine maîtrise pour l’élaboration des livres se trouve le plus souvent débordée.
g/ Les besoins en publication (Important)
Pour relancer ce programme, j’aurai besoin de 60 livres du facilitateurs et de 600 livres de l’apprenant. Chaque animateur aura la responsabilité de vendre 10 livres. L’argent issu de la vente sera réinvesti pour publier un autre stock.
Je pense qu’en ce moment, le prix de 500 frs sera bien apprécié par les consommateurs qui ne vont plus hésiter à acheter. Et la communauté chrétienne qui va solliciter un stock supplémentaire pourra donner de l’argent pour l’impression spéciale.
III. Les défis
Voici en quelques mots les grands enjeux pour le compte de l’année 2010 :
Trouver des financements nécessaires pour les publications en langue nzime
Mettre en place une plate forme de collaboration avec les communautés linguistiques nzime, njyem et baka
Former d’avantage le personnel
Trouver des financements pour l’alphabétisation de masse et l'approche PDT(Pédagogie du texte)
Expérimenter l’enseignement de la langue maternelle dans les Écoles catholiques
Produire le matériel didactique pour l’enseignement de la langue et traduire l'Ancien Testament koonzime et adapter le Nouveau Testament njyem et former les catéchistes du Consistoire Maranatha.
Nous comptons sur vos prières et sur votre bonne charité afin que nous puissions atteindre nos objectifs pour l'année 2010.
lundi 3 août 2009
La musique religieuse à Kongo
dimanche 2 août 2009
La lutte contre le VIH/SIDA en langue nzime

La sagesse populaire du peuple koonzime

Les proverbes, les adages et les pensées sont des citations culturelles qui traduisent la sagesse populaire d’un peuple.
Ce recueil de proverbes illustre la manière par laquelle les nzime éduquent leurs enfants et conduisent les affaires et les pourparlers au sein de leur communauté. Ils démontrent également le manifeste de la justice traditionnelle.
Ce livre de proverbes pourra aider les autres à mieux connaître le peuple nzime et à mieux s’intégrer au sein de ce peuple. Il décrit la vie socioculturelle du peuple nzime. Ce document permet d’établir la différence avec les autres peuples voisins.
Cependant, à l’intérieur de ce livre, vous pouvez retrouver les proverbes universels qui se retrouvent dans tous les peuples du monde entier. Cette sagesse se transmet de père en fils grâce à une collaboration parfaite avec l’ancienne génération.
Le conflit des générations est le facteur infernal qui détruit la culture.
Le peuple nzime à l’image des autres peuples dans le monde est en quête de son identité culturelle. Cette bataille ne peut aller jusqu’à son terme que si, vieux et jeunes conjuguent leurs efforts pour un but commun. Un peuple sans culture est un peuple sans identité, bref un peuple qui n’existe pas dans la réalité. Nous pouvons nous réclamer du peuple nzime, mais si nous n’arrivons pas à mener une discussion ou un dialogue comme le nzime, nous sommes dans la lignée des hommes hybrides.
Pour ce faire, nous demandons à tous les hommes de bonne volonté d’apporter leurs contributions pour sauver la culture nzime qui s’estompe. Vos observations, vos suggestions et votre critique seront la bienvenue.
Nous remercions tous ceux qui ont contribué de près ou de loin pour la publication de cette première édition de ce livre de proverbes nzime.

